Invisibles

Invisibles

INVISIBLES est une série de reportages photo-sonores qui donne la parole à celles et ceux qui sont indispensables mais qu’on ne voit pas.
Réalisation et montage : Caroline Delboy

LIVREUR·EUSE

Alors que tout le monde est sommé de rester chez soi, les commandes sur les plateformes de livraisons à domicile explosent. Clément (livreur chez Deliveroo à Bordeaux), Patrick, (livreur à son compte à Paris) et Jérôme (fondateur du CLAP – Collectif des Livreurs Autonomes de Paris) nous racontent le métier de livreur (à 97% des hommes) en temps de confinement. Et comment ils préparent l’après.
Diffusé le 4 avril 2020.

PERSONNEL DE MAGASIN

Depuis le début du confinement, les commerces autorisés fonctionnent à plein régime et nous permettent de continuer à nous fournir en produits de première nécessité et parfois de confort aussi. Derrière chaque course, c’est tout le personnel d’un magasin qui est exposé.
Annie (Sud) et Flavie nous racontent leur quotidien de caissière, Abdoulaye (son prénom a été changé et son visage n’est pas montré dans ses photos à sa demande) d’agent de sécurité et Elodie (Sud commerce) de gérante de magasin, confinée après avoir attrapé le virus dans l’exercice de son métier.
Diffusé le 15 avril 2020.

EBOUEUR·EUSE

Depuis le début du confinement, les éboueurs continuent de collecter nos ordures ménagères dans les rues matin, midi et soir. Dans ce troisième épisode, Judicaël Dissake, Stéphane Morin, Wilfrid et Christophe Farinet nous racontent leur quotidien d’agents de propreté en temps de pandémie, la façon dont les regards sur leur profession ont soudainement changé, mais aussi et surtout, les combats qu’il reste à mener pour améliorer leurs conditions de travail et l’organisation du traitement de nos déchets.
Diffusé le 28 avril 2020.

PERSONNEL D’ENTRETIEN

Depuis le début de la pandémie, le personnel d’entretien (métier composé essentiellement de femmes) est en première ligne pour ralentir la propagation du virus. L’équipe d’agentes de service hospitalier (ASH) de l’hôpital Saint-Denis, Muriel, Hicham (les prénoms ont été modifiés) et Sofia Carvalho nous racontent en toute sincérité la diversité de leurs expériences pendant, mais aussi avant cette crise sanitaire. D’un centre de rétention, aux bureaux d’une banque, en passant par les couloirs et les chambres d’un hôpital, leur quotidien est cependant tristement similaire : des conditions de travail précaires, une forte pénibilité physique et psychologique, une faible reconnaissance sociale et très souvent, peu de perspectives d”évolutions.
Diffusé le 24 mai 2020.

SAISONNIER·ÈRE AGRICOLE DÉTACHÉ·E

Au début du confinement, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume appelait les français sans activité ou au chômage partiel à « travailler dans les champs » pour pallier le manque de main d’oeuvre agricole et éviter une pénurie alimentaire à cause de la fermeture des frontières.
La dépendance de notre modèle agricole à la main-d’œuvre étrangère n’est cependant pas récente. Chaque année, environ 11,000 ouvrier·ères agricoles étranger·ères saisonnier·ères viennent travailler dans le seul département des bouches du Rhône.. Ils et elles enchaînent les missions saisonnières dans nos champs, et pourtant nous ne les voyons pas.
Derrière cette invisibilité, se cachent souvent des conditions de travail et de vie très dures et précaires, parfois même indignes, facilitées par la pratique de plus en plus répandue du “travail détaché » à l’origine de nombreux abus.
Découvrez les témoignages de Max et Ba Saho (les prénoms ont été modifiés) qui ont traversé les frontières franco-espagnoles alors qu’elles étaient officiellement fermées pour venir faire les récoltes, Yasmine, ex-travailleuse détachée, actuellement en procès contre l’entreprise espagnole Laboral Terra et Nelly, ancienne ouvrière agricole détachée qui travaille à présent en direct avec une exploitation agricole de Provence.
Diffusé le 22 septembre 2020.